[Couplet 1]
On s'est habitués à la vitesse, au rythme effréné,
Où chaque instant est une balle, où les pensées sont accélérées.
L'écran scintille plus fort que mille feux,
Et la voix tranquille se noie dans un million de nouvelles.
Les mots coulent en torrent, mais dans les oreilles c'est le vide,
On a désappris à entendre quand ce n'est pas la bonne fréquence.
[Refrain]
On a désappris à écouter, on a désappris à attendre,
Il nous faut plus de sons pour ne pas s'ennuyer.
Les mots qui coulent doucement comme la marée du soir,
Ne nous touchent plus, n'atteignent plus l'âme.
On a désappris à écouter, on a perdu le fil,
Et le silence, on est prêts à l'échanger contre n'importe quoi.
Le tempo ordinaire de la parole est comme une langue étrangère,
À cause de laquelle notre monde s'est éteint en un instant.
[Couplet 2]
Je me souviens, autrefois on écoutait jusqu'au matin,
En savourant chaque syllabe comme la musique d'une plume.
Maintenant les doigts courent seuls sur les touches en rythme,
Et on n'entend pas ceux qui parlent à contretemps.
La voix calme d'un ami est comme le bruit de la pluie,
Qu'on n'entend qu'aux moments où on s'en va, parti.
[Refrain]
On a désappris à écouter, on a désappris à attendre,
Il nous faut plus de sons pour ne pas s'ennuyer.
Les mots qui coulent doucement comme la marée du soir,
Ne nous touchent plus, n'atteignent plus l'âme.
On a désappris à écouter, on a perdu le fil,
Et le silence, on est prêts à l'échanger contre n'importe quoi.
Le tempo ordinaire de la parole est comme une langue étrangère,
À cause de laquelle notre monde s'est éteint en un instant.
[Pont]
Peut-être qu'il faut éteindre tout ce vacarme et cette lumière,
Entendre le silence qui n'existe plus ?
Reprendre des forces et simplement ralentir cette course,
Avant qu'on n'oublie ce que signifie être humain.
[Refrain]
On a désappris à écouter, on a désappris à attendre,
Il nous faut plus de sons pour ne pas s'ennuyer.
Les mots qui coulent doucement comme la marée du soir,
Ne nous touchent plus, n'atteignent plus l'âme.
On a désappris à écouter, on a perdu le fil,
Et le silence, on est prêts à l'échanger contre n'importe quoi.
Le tempo ordinaire de la parole est comme une langue étrangère,
À cause de laquelle notre monde s'est éteint en un instant.
[Outro]
Le tempo ordinaire de la parole... Et le monde s'est éteint en un instant.
On a désappris à écouter... Le tempo ordinaire de la parole...
Une conversation ordinaire, c'est comme un film au ralenti,
Où la pause entre les phrases est un monde insupportable.
On cherche dans chaque mot qu'un clic rapide et brillant,
Et on oublie ce qu'est un véritable instant.