LUI (calme, profond) :
Petit homme, ô mon fragile,
Quand tu nais près de mon flanc,
Je deviens l'ombre tranquille,
Je n'ai peur ni du temps ni du sang.
Je prie, je tisse une étoile,
Pour que rien ne se défasse,
Que nos mains soient deux voiles,
Jusqu'à saisir l'espace.
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ELLE (légère, courant presque) :
Petite fille aux courses folles,
Prends ma main, je suis l'aurore.
Petite fille aux notes molles,
Viens, mon souffle te dévore.
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ENSEMBLE (en retenue, comme une confidence) :
On m'a dit que l'enfance ment,
Que l'âge est un mur rampant.
Mais devant tes yeux de source,
Le réel vacille et s'efforce.
Je ne sais plus où est la terre,
Où finit le ciel, où commence l'air.
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ELLE (avec une douceur grandissante) :
Petite fille, cours encore,
Ma main est un rivage.
Petite fille, chante encore,
Ma voix est ton rivage.
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LUI (ferme, presque un serment) :
Toi et moi, un seul vertige,
Un seul souffle, un seul prodige.
Rien d'autre au monde ne subsiste,
Que ce cercle où tout persiste.
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ELLE (plus intime, comme un secret) :
Alors, petit homme de brume,
Entends ce que mon cœur allume :
Dans ce monde aux mille plaines,
Tu es l'unique veine.
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ENSEMBLE (très doux, berceuse) :
Petite fille aux courses folles,
Prends ma main, je suis l'aurore.
Petite fille aux notes molles,
Viens, mon souffle te dévore.
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ENSEMBLE (en écho, pianissimo, comme une respiration) :
Petite fille…
Je suis là…
Petite fille…
Je t'entends… tout bas.